lundi 22 juin 2009

Annecy, part one








Pas mal de petits croquis à la con à foutre en ligne séance tenante, de retour d'Annecy...Comme ces dessins n'ont qu'une relative valeur à mes yeux, je me suis dit que j'allais barboter avec et m'amuser.

mardi 9 juin 2009

Le terrible secret de la gloire du monde




Il est cocasse que j'envoie cette image d'Annecy, mais j'avais très envie de soumettre mon travail de mise en couleur de ce dessin réalisé, comme les autres, à Padoue. Je l'ai d'ailleurs joint à une petite sélection, enrichie d'un extrait de texte, destinée à soutenir auprès des éditeurs mon projet de carnet de voyage portant sur ces quelques jours en Italie du Nord.

Ce Jugement Dernier, exécuté quelques deux-cents cinquante ans avant l'homonyme de Michel-Ange, dans cette petite chapelle privée de Vénétie, m'a impressionné et transporté à plus d'un titre. Techniquement et, bien sûr, émotionnellement.
Ce déferlement ordonné de teintes, de contrastes mûrement réfléchis, de textures, de personnages déjà tragi-comiques à mon goût, de petites révolutions picturales, ne peut que transporter le spectateur qui voudra bien se donner la peine de céder au chant des sirènes de son imagination historique, religieuse et romanesque d'homme moderne, laquelle sise en plein milieu d'un dangereux glissement de terrain, se promet de tout mélanger ou surinterpréter, avec bonheur ou audace !

Jésus, en grand manitou de la Rémission, trône, enluminé, irradiant, au beau milieu, forcément, ceint d'orange et de rouge carmin.
La question qui m'obsède est vraiment la suivante : Qu'en pensait réellement Giotto ? S'il était si moderne, si visionnaire, peut-être sa noble foi habillait-elle autre chose, une conscience secrète et lucide de ce qui pouvait bien se jouer certainement en lieu et place du carcan moral et social habituel qu'imposaient la survivance des événements qu'il peignait ? Mon imagination est en terrain meuble, voilà qui motive, entre autres, mon envie de raconter mon histoire de Giotto et de son frère d'armes, le charismatique Dante Alighieri !

Non, vraiment, je ne peux me résoudre à n'imaginer qu'un Giotto génie et âpre négociateur, seulement prédicateur. J'ai la conviction qu'il doit y avoir un drame là-dessous !

mercredi 27 mai 2009

So delightful little bassist player








Laetitia Sheriff, qui est la bassiste de Piers Faccini ! Que je suis allé écouter à la maroquinerie, ce lundi soir. L'ensemble du groupe était excellent, mais Laetitia avait cette allure tantôt frivole et enjouée, que ses fossettes et les commissures de ses lèvres ponctuent à chaque sourire, tantôt attentive et absorbée quand elle jetait son regard dans les mesures en blues massif de Mr Faccini. J'ai toujours pensé que la basse était l'instrument électrique le plus sexy, à cause de l'envergure masculine et imposante de l'objet, tempérée par son genre lexical et ses courbes rondes comme ses notes. Qu'une femme en joue est d'un charme incroyable.

Du coup j'ai prévu de faire tout plein de croquis de Laetitia. Histoire de parvenir à capter sa physionomie. Je trouve que mon dessin n'est pas encore assez doux. Mais Laetitia est difficile à dessiner ! Ell a des joues rondes comme celle des enfants que nuancent l'angulosité de son visage. En revanche, je ne pourrai pas vous faire partager le son très doux de sa voix.

mercredi 6 mai 2009

La chapelle, de nouveau










Légère retouche sur la première image, Mémer "the dark hunter" m'ayant avec bonheur suggéré de brûler un peu les lumières, quoique l'image devait suggérer à l'origine un ciel couvert. Puis mise en couleur de la vue extérieure de la chapelle, donc !

vendredi 24 avril 2009





Une variation pour faire évoluer les contrastes...

mercredi 22 avril 2009

La Chapelle des Scrovegni (Capella degli Scrovegni)




Cette petite chapelle, posée au milieu d'un jardin public aimable, sur lequel tombe brusquement le piéton contemporain qui aurait remonté le Corso Garibaldi, surveille sans broncher le flot des badauds qui empruntent l'allée centrale et les quelques caillasses antiques qui jonchent, éparpillées, la partie gazonnée un peu sauvage - mais intensément verte - qui étreint son entrée historique. Ladite entrée, orientée à peu près sud, une porte en bois lourd et noir de taille moyenne à deux vantaux, ceinte par un encadrement peint simplement en blanc.

De style gothique dépouillé, quoique la voûte en berceau de la nef évoque plutôt le roman il me semble, elle ne paye pas de mine, d'autant plus qu'elle était à l'origine intégrée au somptueux palais des Scrovegni, dont la construction débuta en 1300, mais elle renferme un cycle de peintures incroyables, scènes de la vie du Christ entre autres, dont je vous parlerai plus avant dans mon prochain billet - enfin si vous le voulez bien.

Ci-dessus, un essai en trames, puis à venir, un essai couleur, de même type que le billet précédent, qui complètera le dossier à envoyer aux éditeurs très vite, pour un projet de carnets de voyages ! Ce pourrait être intéressant, je crois, de jauger ma capacité - ou pas :( - à établir une proximité d'ambiance, malgré deux techniques de mise en valeurs.
A ce moment-là, il faisait menaçant et frisquet, on aurait cru qu'il allait pleuvoir, je sortais à peine de ma visite de la chapelle. Vue de la façade Est.

jeudi 16 avril 2009

La première étape du voyage



Ces trois jours en Italie, entre Padoue et Venise, ont été, avant toute chose, une baguenaude contrastée, inquiète , traversée de brefs états de clairvoyance ardente, dans ces moments où l'on a l'intuition de pouvoir retrancher ce qui est important de ce qui ne l'est point. Observer le ballet régulier des passants qui rentrent puis sortent du champ de vision, se demander de quoi est fait leur vie, leurs peurs, leurs espoirs... Se dire, grisé, qu'à peine le voyage débute et ne regarder qu'à l'Est ; se convaincre, heureux, que la lumière est par devant-soi, qu'elle semble appeler de ses vœux ma présence.

dimanche 12 avril 2009

Une fin de dimanche au Saint-Bernard



Matchs très chouettes, ambiance espiègle, atmosphère lutinée ! Une esquisse colorée pour la mise en couleur du croquis à venir. Alex, j'pense à toi mec !

dimanche 8 mars 2009

Padoue, me voilà



Et je pars 3 jours à padoue, voir de mes yeux, à nouveau, les fresques de Giotto. J'avoue être ému à l'idée de prendre le train de nuit et d'arriver au matin, demain, dans la cité. J'ai hâte de pénétrer dans la petite chapelle dell'Arena. De l'imaginer me remplit de joie.

La drôle de Gare du Midi, Bruxelles




En mai dernier, à Bruxelles, après une escapade dans les locaux de Dargaud, tout près. Il faisait chaud, un petit moment de spleen, et l'attente interminable du train pour Paris. Du coup, je me suis posé pour dessiner la galerie qui glisse sous les voies. Et dernièrement, j'ai essayé de rassembler mes souvenirs pour me souvenir de l'ambiance colorée qui y régnait. C'est fait en tâches de couleur un peu brutales, c'est voulu enfin, j'espère. Beaucoup de charbon et de vert-menthe à l'eau de chiotte. Je me souviens vraiment de ça. Et du jaune un peu sale aussi.

mardi 10 février 2009

Sur le front Ouest




Tout le long du littoral breton, on trouve des choses douces et frivoles, mmh ? Des coques vides, des palourdes endormies, dispersées par l'océan de-ci, de-là. Des petites choses de valeur qui en rappellent d'autres, et tout ça ricoche dans la tête et les souvenirs.

mardi 18 novembre 2008

Some crobs


Hello,

Voilà quelques crobards faits au ping à la sauvette.



dimanche 9 novembre 2008

Nuit d'été à l'atelier






Voilà un dessin que j'ai réalisé un soir - enfin, une nuit - de cet été à l'atelier. Il n'y avait pas âme qui vive et il régnait un spleen jaune d'oeuf. En fait, c'était affreux, ah ah. Je me demande s'il n'est pas trop sombre. J'ai voulu délester les noirs, mais je le trouvais plus fade. Dans ce coin de l'atelier, il fait vraiment sombre. Je crois que c'était au retour d'Urbino ; alors que les croquis d'Urbino sont emplis de joie, celui-ci était sensé une incarner une certaine mélancolie. Quoiqu'en y repensant, mon objectif suprême est certainement d'instiller de la mélancolie dans tous mes travaux ! Hé, hé, je plaisante, bien entendu.

Les premiers sont N&B, plus secs, le deuxième est en couleur. Assez paradoxal. Non, en fait ce n'est pas si paradoxal, si on considère que le N&B sollicite, afin d'être complété, l'imagination du spectateur ou du lecteur, flattant en tapinois son ego, déployant l'arsenal marketing minutieux de la conquête cognitive, sans même que ces derniers aient pu à vrai dire en prendre conscience, trop occupés qu'ils sont à leur travail de coréalisation.
Au moment où la couleur impose sans recours son interprétation de ce qui est. Il n'y a pas de partage, pas de coopérative possibles. Elle donne juste à voir, mais n'autorise personne à pénétrer en elle. C'est très égocentrique, très égoïste aussi, en somme, mais ce qu'elle perd en consensualité et en esprit de corps, elle le recouvre en pédagogie et en franchise.
Et lorsqu'on est un peu cafardeux, on est volontiers enclin à regarder son nombril et à imposer sa vision finie du monde, on est très égocentriques et grandiloquents. On veut bien reconsidérer l'idée de l'existence d'autres individus, à la limite, mais pour en réduire le champ de réalité à une fonctionnalité sociale et multimedia de récepteurs dignes d'élargir un peu de leur champ de connaissances. On dirait que j'ai demantelé et exhumé au grand jour les tenants et les aboutissants de l'histoire de l'Art, hé hé, i'm a bad boy.

Enfin, sérieusement, il y a quelque chose de pourri et de fascinant dans tout çela, qui me trouble. Fascinant comme le Vendée Globe, dont je regardais le départ tout à l'heure, sur le service public. Et qui participe, analogie heureuse et circonstancielle, de la même logique ambigüe, dans le rapport qu'ont les gladiateurs marins à la foule. Je trouve.

jeudi 6 novembre 2008

Etudes de gestes techniques...





...Prétextes à des recherches graphiques. J'ai remarqué que lorsque je joue en défense, j'ai la main gauche totalement crispée; j'ai trouvé ça amusant. Pas évident de dessiner de mémoire l'anatomie tout en tension musculaire et nerveuse de la main lorsqu'elle est (dans 99 % des cas) l'aboutissement d'une procédure technique commandée par le cerveau, dans n'importe laquelle de nos activités. Sauf au Football hé hé. Encore que nos amis les Britons se souviennent fort bien comment, un certain 22 juin 1986, Diego-sévèrement-burné a trompé jusqu'aux Dieux du Foot en direct, en transformant une magnifique tête de la main en ouverture du score. Ce qu'il a malicieusement baptisé du nom de "Mano de Dios". Lol ! Bref...

J'ai dû me saisir de ma raquette et observer la prise et comment les muscles se tendaient à la surface de la peau. Du coup, j'ai eu une bouffée d'angoisse monstre, en me rendant compte - à nouveau - combien la main était une petite chose incroyablement complexe à dessiner en gros plan. En conséquence de quoi, il faut que je bosse mon anatomie à fond, car les échéances approchent. Et mon obsession de maîtriser presque parfaitement l'anatomie ne me lâchera pas.

J'ai trouvé intéressant d'opposer un moment de relâchement souple et argileux, l'exécution d'un service, qui doit être un bon compromis de détermination et de fluidité, à un instant beaucoup plus nerveux, la coupe de balle en défense, encore que la franchise nécessaire du geste n'exclue pas de bien sentir la raquette en ayant une préhension subtile. Question de compromis idéal impossible à réaliser, comme dans la vie, me direz-vous !

En cadeau, un lien de la "Mano de Dios" !

http://www.youtube.com/watch?v=WD2x1DcSXQ8

lundi 22 septembre 2008

You're walking meadows in my mind

Bonjour à tous,

Yeah, demain, je retourne pour quelques heures en Italie, à San Remo. J'espère en tirer quelques croquis sympas. Avant de remonter à Paris, qui me manque tant. J'ai cependant quelques dessins de la rade de Toulon à poster ici-même, en guise d'au revoir indéterminé à ma Provence, mais il faut que les mette en couleur, mercredi problablement.
J'ai fini lessivé mon travail de mise en couleur d'Empire U.S.A, une série-feuilleton franco-belge en 6 tomes dont la parution aux éditions Dargaud est échelonnée sur trois mois à partir de Septembre. J'ai vraiment tout donné, surtout mentalement, ce qui fait que je n'ai pas réellement profité du soleil, mais pas de temps mort, je dois boucler la couleur du tome II de Cassio, dans lequel je me suis replongé, rapidement, fignoler mes projets dont j'aurai toute liberté de donner un aperçu; je préfère en revanche ne pas prendre de risque avec Dargaud, étant donné qu'ils ont investi pas mal de ressources sur la ou lesdites séries avant qu'elles ne soient sorties. Frustrant.
Mais, bon, sans aller jusqu'à dire que je voudrais être un porteur d'eau toute ma vie, j'apprécie les valeurs que sous-tendent ce rôle obscur : l'abnégation, la patience et la rigueur et cela m'apprend beaucoup. Je parle un peu comme un vieux con héhé.

Entre tout ça, pas mal de recherches pour le blog, donc, j'ai hâte de vous montrer mon travail sur Toulon !

Ps : Je raconte ma life, non ?